Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé…

Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé…

testgabarizelda Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé...

Pour bon nombre de joueurs, le second opus des aventures de Link, édité en 1987 sur NES, est une sorte de « canard boiteux » n’apportant que trop peu à l’édifiante mythologie des Zelda. Trop difficile, rétrospectivement jugé comme très éloigné niveau gameplay de ses homologues, cet épisode n’aura pas autant marqué qu’il aurait du le faire. Car ce dernier est loin de démériter et apporte sa pierre à l’édifice d’une saga qui n’a, encore aujourd’hui, rien perdu de sa superbe.

zeldapresentation2 Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé...

Après le conflit du premier acte, Hyrule, le patelin où vit Link, l’elfe aux proportions inquiétantes mais aussi Zelda, princesse régnant sur un royaume de bouseux se comptant sur les doigts de ma main droite, est totalement en cendres. Il faut dire que la bataille qui a opposé notre héros en tunique verte avec le méga-vilain du coin, alias Ganon, espèce de « porc bipède » aux yeux injectés de sang, fut plus que rude. Lorsque notre jeune et fringuant Link atteint l’âge « ganonique » ( jeu de mots de qualité) de 16 ans, celui-ci vit apparaître une sorte de « tatouage dégueulasse » sur le dos de sa main. Après une mince enquête menée au bar du coin, Link prit alors connaissance de la légende de la Triforce, ultime artefact garantissant la paix dans tout le royaume.

Le seigneur du malin reprend du service !


zeldascreen1 300x228 Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé...

D'obscures personnages "noirs" s'approchent de Link dès qu'il sort des sentiers battus d'Hyrule. Nul doute que Claude Guéant saurait quoi faire dans ce genre de situation...

Notre elfe, tout chamboulé par la nouvelle, décide d’aller directement tirer les vers du nez à la princesse Zelda, mais mortecouille! Notre héritière de sang bleu vient tout juste d’être plongée dans un sommeil éternel par un vil magicien. Plutôt que de profiter de la situation sans avoir recours à la GHB, notre héros décide d’aller conjurer le mauvais sort en partant chercher la Triforce. C’est quand même dingue ce qu’on peut parfois faire pour conjurer l’ennuie…

Zelda 2 est un savant melting pot de plateformes, d’aventures et d’une bonne dose de RPG. Avec du recul, on peut avancer l’argument que c’est ce mélange détonnant qui lui coûta un peu lorsqu’on évoque, la larme à l’œil, l’ensemble de la saga. Mais rassurez-vous, on est quand même très loin de la catastrophe atomique qu’a pu être la « trilogie de la honte » sur CDI ( voir notre article sur les pires jeux du retrogaming ), et l’ensemble se veut être de très grande qualité.

Le jeu offre une belle part de liberté dans la quête d’ensemble qu’il propose. ce dernier suit toujours le schéma de l’exploration d’une région dans un premier temps, des visites dans les villages environnants ensuite ( avec le plaisir d’y taper la discute avec les crasseux qui y pullulent ) pour se conclure évidemment dans un donjon avec le boss qui y officie en fin de parcours. Chacune de ces phases s’articulent harmonieusement entre elles, sans pour autant donner l’impression qu’elles soient linéaires, fait fort appréciable. Dans le détails, voilà comment tout ceci se présente :


zeldascreen2 300x225 Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé...

Tel le père Fouras, Link devra s'improviser maitre des clés si il souhaite parcourir les différents donjons de fond en combles...

Les vastes et mornes plaines d’Hyrule.
[ Scrolling vertical ]

C’est durant ces moments précis que vous pourrez aiguiser vos talents d’explorateur vidéo-ludique, mais également faire tâter de votre fine lame aux ennemis environnants. Car dès que vous quitterez les sentiers paisibles et arborés des charmantes bourgades que vous traverserez, des monstres apparaitront alors à l’écran. Symbolisés par 2 types d’icônes correspondant à la potentielle difficulté que ceux-ci représenteraient dans le cadre d’un combat, il suffira de les toucher pour plonger alors directement dans l’enfer de la bataille, à la manière d’un RPG classique.

La map réserve son lot de surprises et les lieux secrets sont nombreux, il vous faudra donc de la persévérance si vous souhaitez exploiter le titre à 100%.


Les villages [ Scrolling horizontal ]


Lieux la plupart du temps reposants ( même si en avançant dans le titre, certains d’entre eux pourront être extrêmement hostiles… ), les villages vous permettent d’échanger quelques palabres avec les otoctones. Une manière simple de exercice à l’art délicat du jeu social. Ceci étant dit, vous pourrez également rechargez vos barres de magie et de vie en acceptant de rentrer chez quelques badauds se proposant de vous rendre ce service. Enfin, et c’est là l’aspect le plus important de ces passages, les villages servent souvent de prétextes afin d’acquérir de nouvelles capacités.

Cela se passe toujours de la même manière : Vous entrez dans la cabane d’un type qui vous y invite cordialement ( parfois sous la condition d’avoir tel ou tel objet en votre possession) et il vous entraine dans une sinistre cave humide et sans lumière où ce qui semble être une sorte de SDF ( ou vieux magicien, difficile à dire ) vous transmet le savoir de ses ancêtres tout puissants. Ces nouvelles capacités vous permettent, au choix, de parfaire votre skill au combat ou de pouvoir franchir de nouveau obstacles. Essentiel donc.

montagezelda2 Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé...

Les donjons [ Scrolling horizontal ]


Les passages qui testeront votre habilité pure en proposant de véritables challenges, autant du point de vue des ennemis rencontrés ( souvent bien retors ) que du level design parfois bien vicelard. Ce sera le bon moment pour upgrader votre personnage, car les XP dispensés par les cadavres ennemis sont généreux. A ce propos, voilà un aspect qui mérite toute votre attention de retrogamer averti: Le système d’évolution des caractéristiques de votre personnage.

Link The Adventure of Link Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé... A la manière d’un RPG tout ce qu’il y a de plus traditionnel, notre héros peut gonfler ses capacités en fonction de ses succès au combat. L’upgrade porte sur 3 aspects :
- Le nombre de cœur du joueur, qui représente concrètement sa jauge de vie.
- Le nombre de fioles magiques, à savoir sa barre de magie.
- Sa capacité d’attaque, et donc sa force de frappe face aux ennemis.

L’attrait de ce système réside principalement au fait que c’est vous qui décider d’attribuer, via un menu contextuel une fois un nombre de XP requis atteint, l’upgrade de votre choix en fonction de vos besoins. Cela induit une certaine gestion de votre personnage assez agréable de fait.

Nous nous l’avons esquissé précédemment, le gameplay s’enrichit progressivement au fur et à mesure de l’avancée de Link et des diverses progressions de ses capacités. La panoplie de coups s’étoffe, permettant de faire varier les plaisirs, autorisant notre ami à peaufiner sa renommée d’assassin de petite taille dans tout le royaume d’Hyrule.

Si Link n’a tout au plus qu’une réputation d’éleveur de poules vivant dans un tronc d’arbre dans un état de semi-misère au début de sa quête, il réussira à se faire craindre par tout un chacun sous l’appellation de « l’égorgeur de l’ombre » ou « du violeur d’enfants handicapés d’Hyrule » dont la soif de sang est impossible à épancher, vers la fin de l’aventure…


Les premiers pas de Link dans le monde d’Hyrûle, en proie à une croissance
exponentielle de la délinquance liée à l’arrivée des monstres « noirs ». Saura t’il l’en sortir ?


Mais pourquoi sont-ils aussi méchants ?


Je n’arrive toujours pas à comprendre en quoi ce Zelda est en permanence remis en cause lorsqu’il s’agit de le placer, du point de vue de sa valeur absolue, dans l’épopée initiée par Shigeru Miyamoto.
Est-ce lié au fait que cela soit l’un des seuls épisodes qui n’est pas forcément le plus accessible, du point de vue de sa difficulté ? peut-être est-ce son univers, plus glauque et plus sinistre qu’à l’accoutumée ( rappelons tout de même que Ganon doit ressusciter en prenant un bain dans le sang et les tripes à l’air de Link, ça change du mini-Link au visage Kawaii qui joue les cheminots syndiqués dans Spirit Tracks sur DS…) ? Enfin, serait-ce les phases en scrolling horizontal ( 80% du jeu ) qui auraient pu laisser pas mal de joueurs dubitatifs ?

Blood Bath.png Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé...

Link mort, Ganon va enfin pouvoir ressusciter dans le jus ensanglanté du héros déchu. Première décision du despote à sa prise de pouvoir : La Charia pour tout le monde ! Hyrule est dans une merde noire !

Zelda 2 : The adventure of Link n’en demeure pas moins un titre excellent, que je classe très subjectivement dans le peloton de tête des jeux représentant le mieux l’esprit « Zelda ». Techniquement irréprochable, jouissant d’une durée de vie exceptionnelle, le soft propose un challenge épicé, pour peu qu’on s’attarde qui plus est sur les quêtes annexes et autres secrets que le hasard disposera sur votre longue route. Fait également réjouissant pour l’époque : Le jeu proposait, comme son ancêtre, une pile de sauvegarde ( Dieu merci ! ). En même temps, la perspective de recommencer intégralement le jeu à chaque partie aurait relevé d’une forme de masochisme absolue primale, et n’aurait eu comme seul résultat d’enterrer le jeu d’office.

Si vous n’appréciez globalement pas la série, il devient alors possible de vous initier à cet épisode au goût si particulier. Plongez–vous donc dans cet opus sans aucune réserve, le monde d’Hyrule n’aura jamais été aussi riche en secrets…

zelda2HA Test de Zelda II sur NES : Le mal aimé...

Commentaires

commentaires

Powered by Facebook Comments

2 commentaires

  1. Miundel /

    Le jeu qui m’a fait aimer les jeux vidéos… Emotion ;o; Putain ça fait 20 ans. *pleure*

  2. OmegaBoost /

    Yes, mais mon préféré reste l’épisode sur snes. Et link va pas voir les putes dans cet épisode ou alors je m’en souviens pas mais je pense pas lol

Leave a Reply