Ridge Racer Revolution : Glissade sur route…

Ridge Racer Revolution : Glissade sur route…

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Dans mes souvenirs de vieux gamer, Ridge Racer Revolution occupe une place particulière. Il était en effet l’un des premiers jeux achetés avec ma Playstation première du nom, avec Raiden Project. Il fut donc à l’origine des émois ressentis à la découverte des joies de la 3D mappée, si colorée et si fluide pour l’époque.

« RRR », c’était l’évolution d’un jeu d’arcade archi-culte faisant fureur dans les salles obscures. Disposant d’une certain nombre de véhicules disposant de caractéristiques globalement semblables dans l’ensemble (autant esthétiquement que « mécaniquement » ), vous devez tracer votre route au travers de 4 courts circuits sans autre considération que le temps qui coure, vous poussant à ne JAMAIS lâcher la pédale de l’accélerateur… Car voilà toute l’essence de Ridge Racer Revolution : son  coté totalement arcade poussé à son paroxysme.

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aaah ah! You’re too slow !


Sur les 3 commandes disponibles (accélérateur, frein à main et frein mécanique), sachez que vous ne devrez jamais ralentir, sous peine de perdre un temps précieux qui vous ferait distancer à coup sûr par de vindicatifs concurrents bas du front. Car c’est cela, la magie Ridge Racer : l’absence totale de subtilité dans la conduite d’un véhicule s’apparentant davantage à une caisse à savon qu’à une voiture.

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Une bombasse pixelisée donne le départ de la grande course aux savonnettes…

La recette qui fonctionne à tous les coups s’avère donc indéniablement la même, quel que soit l’engin de mort sélectionné et quel que soit le niveau de difficulté du parcours sur lequel vous vous serez engagé : appuyer à fond sur l’accélérateur dans les lignes droites et… La même chose dans les tournants les plus serrés, mais accompagnés en entrée de virage par un grand coup de frein à main. « Magique », qu’on vous disait.

Pour le commun des mortels, si on se plaisait à reproduire ce genre de manœuvre dans la réalité, la funeste (mais logique) suite qui s’en découlerait serait un crash explosif de votre véhicule avec en son sein votre modeste dépouille ensanglantée éparpillée en une multitudes de morceaux rendant votre identification post-mortem impossible à établir.

Mais dans Ridge Racer Revolution, cette manière de procéder vous permettra des prendre des virages à 180 degrés à plus de 200 kmh « pépère », sans vous soucier du moindre paramétrage. En jouant à ce titre, les retrogamers amateurs de simulation automobile pourront éventuellement friser la crise de spasmophilie tant l’argument principal de ce jeu est un bras d’honneur au réalisme prôné outrageusement par un Gran Turismo, sorte de jumeau diaboliquement sérieux.


Three laps to go !


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Un tunnel qui rappellera sans peine ceux de l'A86 en direction de Paris, pour les amateurs...

Le bon coté des choses, c’est que cela rend le titre terriblement accessible : N’importe quel être humain capable d’appuyer sur le bouton carré de la manette playstation (l’accélérateur pardi!) sera capable de terminer la course en pôle position. Mais attention cela dit, car des challenges de taille vous attendent cependant…

Dans un 1er temps, vous devrez boucler 3 circuits, ou plutôt 3 déclinaisons d’un même parcours, mais dans des proportions différentes (court, moyen et long). Une fois bouclés, vous pourrez avoir le loisir de terminer ces 3 mêmes circuits, mais en mode « reverse », aussi appelé « Mirroir », où vous parcourrez, comme le nom de ce mode l’indique éventuellement, ces même chemins, mais cette fois-ci à l’envers.

Pour conclure ce foutage de gueule en règle de la part de Namco afin de prolonger artificiellement la durée de vie du soft, sachez que ces circuits sont TRÈS inspirés de Ridge Racer premier du nom. « La boucle est bouclée » !

La vraie difficulté de Ridge Racer Revolution, c’est de battre 2 véhicules à la rapidité invraisemblable : la Devil’s car et l’Angel’s car ! Si la voiture du diable est indéniablement difficile à tenir en respect durant 3 tours, la voiture de l’ange est, quant à elle, quasi-imprenable. Il vous fera faire preuve d’une patience irréprochable afin de pouvoir accéder au saint Graal : l’obtention de ces « merveilles ».

RRR, c’est rapide, c’est violent et c’est bref.


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La beauté du soleil couchant sur les buildings est pareille à l'embrasement de 100 cités françaises.

Bon, une fois en votre possession, ces dernières ne vous seront d’absolument aucune utilité puisque totalement inconduisibles, faute à une vitesse abusive ne permettant pas de pouvoir anticiper un tant soit peu les courbures audacieuses du circuit. Mais bon, c’est toujours sympathique de se dire qu’on conduit la caisse de Satan himself, quelque part…

Techniquement parlant, RRR met plus ou moins tout le monde d’accord : graphiquement, cela reste beau, très beau même pour l’époque ( même si l’apport par rapport au jeu de base sorti 1 an avant est plus que discutable…), c’est extrêmement fluide, diablement rapide, et le titre bénéficie d’un soin au niveau de sa bande sonore tout particulier.

Entre les acclamations du commentateur s’extasiant quasiment jusqu’à l’orgasme sur vos performances, les crissements de vos pneus (bruit que vous entendrez un peu tout le temps d’ailleurs)  ou les thèmes techno-hardcore tonitruants très inspirés accompagnant les courses, vous en prendrez plein les oreilles. Cet aspect-là participe à accroître d’autant plus l’aspect arcade du titre.

Le temps n’aura pas permis à Ridge Racer Revolution de se bonifier, à la manière d’un grand cru. Bourré de défauts, le titre l’est assez clairement. Une maniabilité réduite à sa plus simple expression, un soucis du réalisme qui « n’est pas forcément prioritaire » chez les développeurs de Namco, une durée de vie frôlant l’abject, et une repompe à peine éhontée du titre éponyme fondateur commercialisé tout juste une année auparavant.


Un longplay d’une heure montrant l’intégralité des possibilités du titre.


Il n’empêche que le titre s’affirme dans ce qui constitue son essence même : un divertissement digne des salles d’arcade, à la prise en main immédiate, aux graphismes aguicheurs et à la bande son hystérique.


A présent, la saga des Ridge Racer à beaucoup perdu de sa superbe : si il était présenté fut un temps comme un blockbuster à part entière prêt à faire vendre des consoles par milliers, il remplit depuis bien des années son office en présentant sa déclinaison habituelle sur les line up défaillants des nouvelles consoles, histoire de « combler », en attendant « les » gros titres…


Le salut de la série viendra peut-être du nouveau virage pressenti dans sa dernière déclinaison à venir : Ridge Racer Unbounded. Plus proche d’un Burnout dans l’impression qu’il dégage, gageons que cette nouvelle évolution sera fructueuse pour l’un des titres les plus emblématiques de Namco, et que celui-ci n’aura pas perdu son âme en tentant de revenir sur le devant de la scène coûte que coûte…

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Commentaires

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2 commentaires

  1. Panos /

    Série culte !

    Mon préféré reste Type 4

  2. Loup77 /

    Là encore une série culte qui a permis le lancement de la Play 1. Et bon coté arcade, c’était une révolution graphique. Un très grand jeu, qui je pense à bien vieilli graphiquement

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