
Voici un dossier quelque peu à « contre-courant » de notre volonté de mettre en avant les meilleurs jeux rétro, puisqu’il s’agit d’établir une sélection de softs comptant parmi les pires daubasses de l’industrie, des titres qui auraient gagné à rester enfermés dans les esprits malades de leurs concepteurs. L’histoire vidéo-ludique fourmillant de jeux pourris jusqu’à la moelle, ce modeste choix ne veut éminemment subjectif, fondé sur le seul traumatisme subi à la simple insertion de l’une des cartouches de la liste suivante.
1/ Hugo délire [ Playtation ]
Auteur du crime : ITE Media, en 1998.

Un regard trouble et un manque certain d'hygiène capilaire, voici le nain le plus célèbre de France après passe-partout.
Remémorons nous qu’à l’époque, les jeux issus de licences de films étaient bien souvent d’immondes daubes, trouvant une seconde vie rapidement pour caler une chaise bancale ou servant de dessous de verre dans le meilleur des cas. Mais lorsque le jeu s’inspire d’un jeu télévisé, cela ne peut fatalement aboutir qu’à un titre à très haute densité de médiocrité.
C’est évidement le cas avec Hugo Délire sur Playstation, au titre éponyme de la « célèbre » émission présentée sur France 3 par Karen Cheryl, alors au sommet de son époustouflante carrière.
Pour rappel, le jeune téléspectateur devait faire bouger Hugo, sorte de nain cornu aux proportions physiques inquiétantes et au faciès disgracieux, grâce aux touches de son téléphone afin d’éviter différents pièges sur un parcours semé d’embuches. L’animatrice se contentait de « commenter » (et on admire rétrospectivement la tâche qui lui incombait alors…) les succès ou les échecs du joueur. Si télévisuellement parlant, le jeu paraissait déjà limité, l’idée même d’en faire une conversion sur la 32 bits de Sony ne pouvait être qu’un projet issu des cerveaux malades des pontes de chez ITE Media. Laid, limité, inintéressant, Hugo nous fait délirer et mérite sa place dans le panthéon des titres les plus merdiques jamais réalisés.
2 / Double Dragon 3 : The Rosetta Stone [ Megadrive ]
Auteur du crime : Flying Edge, en 1993.
Si la licence estampillée Double Dragon a pu produire des épisodes de qualité exceptionnelle (voir le test de Double Dragon 2 sur NES), elle a pu également engendrer dans sa descendance un « monstre » de médiocrité, symbolisé par le très Daubesque Double Dragon 3. C’est bien simple: tout est litteralement à la ramasse dans ce soft : Graphismes horriblement datés, voire crados, bande son dégueulasse, level design pas franchement inspiré (et c’est un doux euphémisme)…
Mais le pire, le PIRE, c’est la maniabilité du titre, qui est totalement catastrophique pour un titre de l’acabit de cette franchise. DD3, ce n’est pas un beat them up, c’est une simulation de tabassage en règle du brave personnage que vous « tentez » de diriger, tant l’allonge des assaillants est supérieure à la votre. Vous passez donc 90% du temps à embrasser le bitume, face contre terre, et à vous faire rosser à grands coups de savates cloutées par des bandes de jumeaux-punks qui n’auront de cesse de s’acharner sur votre maigre carcasse. Un jeu dont la seule place était destinée à épouser définitivement le fond de la benne à ordure, n’en déplaise à Papy qui aura eu la bonne idée de vous l’offrir pour votre anniversaire…
3 / Dragon Ball GT Final Bout [Psx]
Auteur du crime : Bandai, en 1997.
Le passage sur 32 bits concernant la licence DBZ n’aura pas toujours été heureuse, et ce n’est pas Dragon Ball GT Final Bout sur Psx qui fera mentir cette tendance. Après un Ultimate Battle 22 en 2D plutôt laid, à la réalisation incertaine et au fun « discret », la série s’engouffre dans un traitement en 3D qui aurait pu lui être fatal : le jeu est si laid qu’il en devient difficile de le décrire avec des mots issus du jargon humain.
Ne soyons pas difficiles : on pourra formuler l’hypothèse que les développeurs de chez Bandai sont de grands artistes incompris, ayant exprimés leurs expérimentations sur ce titre…
… Mais le vrai soucis concerne, encore une fois, la maniabilité du jeu. L’ensemble des personnages parait souffrir d’arthrose chronique, tant ils semblent lourds et lents, et vous aurez davantage la sensation de manipuler un protagoniste dans un état avancée d’ébriété qu’un personnage capable de détruire une planète entière si l’envie lui en prenait. Les attaques spéciales sont en outre très peu impressionnantes, comble pour un Dragon Ball, et la palette des coups plus que réduite. Un jeu à considérer comme un pur foutage de gueule assumé pour les fan-addicts aveugles de l’anime.
4 / Zelda : The faces of Evil [Cdi]
Auteur du crime : Animation Magic (…), édité par Philips, en 1993.
Nous rentrons à présent dans une autre catégorie de jeux, si mauvais et si crasseux qu’ils en deviennent cultes. Zelda, the faces of Evil en fait indéniablement parti.
Il s’agit d’un Spin Off que, heureusement, beaucoup de joueurs ne connaissent pas, et prenant pour base l’univers de Zelda dans un style pour le moins « atypique ». Nintendo a été dans la contrainte de permettre l’exploitation de ses licences les plus juteuses à Philips dans le cadre d’un échange de technologies convoitées alors par la firme du plombier à casquette ( qui ne sera par ailleurs pas épargné non plus… ).
Le résultat est épique de médiocrité, les développeurs se sont évertué à massacrer le jeu au travers de ce que les Gamers ont nommé rétrospectivement le « triptyque de la honte » , à juste titre, essayant de saboter le mythe jusque dans ses fondements les plus solides.
Tentez-vous aussi l’expérience suivante chez vous. Une fois la séquence d’introduction passée ( voir la vidéo ci-dessous ), vos yeux commencent à vous piquer,votre gorge est anormalement sèche, et vos mains tremblent. Au bout de 5 minutes de jeu, la maniabilité vous donne des tics nerveux, un voile noir obscurcit votre vision, et vous avez du mal à organiser vos idées à l’intérieur de votre esprit. Il est temps de s’arrêter net et d’éteindre le dispositif de mort qu’était le Cdi, car au bout d’un bon quart d’heure, vous voilà agonisant dans votre sang, pris de convulsions, le visage baignant dans votre propre urine : Il est hélas trop tard.
5 / Robocop 3 [Megadrive]
Auteur du crime : Flying Edge (On peut parler de Serial Killer à ce niveau…), en 1993.

La ville entière s'est passé le mot pour pourrir Robocop lors de sa tournée journalière. Y'a plus qu'une chose à faire : encaisser.
Quand un développeur spécialisé dans les nanars vidéo-ludiques (Flying Edge) se frotte à l’exercice ô combien périlleux de l’adaptation cinématographique en jeu vidéo, cela donne Robocop 3, un soft qui pourrait se résumer à un maitre-mot, celui de « frustration ».
Ni très beau, ni trop moche, ce titre est une sorte de shoot pédestre ultra-classique dans son Level Design. « Un parmi tant d’autres » pourrez vous alors songer, mais c’était sans compter sur le sadisme fou de ses créateurs qui réussirent à donner naissance à un soft à la difficulté si absurde, si incontrôlable, si abusive, qu’elle suffit à décourager le plus tenace des Hardcore Gamers, habitué à one-créditer Dodonpachi, à terminer TMNT sur NES en 30 minutes, à scorer sur du Striker les yeux fermés.
Le Cocktail des savants fous de Flying Edge est plutôt simple : les ennemis tirent des projectiles que vous ne pouvez en aucun cas éviter. Robocop n’est pas un modèle de vitesse ou de réactivité à la base, et le jeu renforce cette sensation de lourdeur. Prenez également en compte, dans cette équation diaboliquement imparable, que la jauge de vie de l’apollon d’acier fond comme neige au soleil, et votre seule obsession sera dès lors d’organiser une expédition punitive contre les cadres de la société éditrice de ce fiasco intemporel. Nous ne parlons en effet plus de mauvais jeu, mais bien de crime contre l’humanité à ce niveau là, et seul le sang versé lentement, précédant une mise à mort douloureuse, pourrait sans doute atténuer l’offense faite aux joueurs.
Il ne s’agit bien sûr que d’une sélection de 5 titres dans un univers d’infâmes daubes que nous aura fourni une industrie parfois peu soucieuse de la qualité de ses jeux. On citera en vrac des titres hauts en couleurs comme Ultraman sur Super Famicom, Rise of the Robots sur Megadrive, Street Fighter the movie, Pit Fighter… Mais toi, retrogamer, quel jeu t’as profondément traumatisé, te laissant d’irréversibles séquelles et altérant à jamais ta raison ?
Commentaires
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Il en manque un de taille:)
http://www.youtube.com/watch?v=jQwpgRZvuIo
Il est en effet tellement laid que la vidéo à réussi à me faire pleurer des larmes de sang …
c’est donc pas d’un dessin animé zelda que viennent ces vidéos que l’on trouve que le net !heureusement ce spin off a été fait par philips , et pas par nintendo. =)
Quelle horreur Double Dragon 3 Megadrive.
J’y avais joué à l’époque ou je souhaitais finir tous les Double Dragon des consoles 8 et 16bits et il est clair que le jeu m’a traumatisé.
Si mes souvenirs sont bons, il me semble même que l’on se bat avec des zombies à un moment.
Bref, a oublier et vite
En ce qui me concerne, j’ai eu « l’horreur » de tester le jeu car il s’agissait d’un cadeau. Je pense que ce projet résulte d’une association d’escrocs visant à proposer la PIRE expérience en terme de Beat them all jamais réalisée.
Mes mains, qui ont tenu le pad de la Genesis à cette époque là, en tremblent encore …
Comme je te comprends. C’est limite de la torture
Je vous trouve dure avec la version Megadrive de Double Dragon 3, effectivement le jeu est super mauvais, mais ils ont au moins arrangé l’animation, parce-que la version originale d’arcade est bien pire et avec des animations proche du scandaleux tellement c’est saccadé.
http://www.youtube.com/watch?v=YbJH3WOVJCM&feature=player_embedded#at=104
Mon Dieu, cette vidéo a eut l’effet d’une torture sur moi.
En effet, la version Megadrive semble être « bien » (mes doigts rechignent à écrire ce mot pour désigner ce jeu ) comparativement à la version arcade…
Un jeu tellement pourrave, à tous les niveaux, qu’il en est mythique:
http://www.youtube.com/watch?v=Aahui2iVR2s
Bugsy ce jeu est incroyable !
Sword of Sodan a fait d’ailleurs l’objet d’un test de la part du joueur du grenier. Priceless de médiocrité !